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A toi que l’on ne reverra pas à notre retour.
Chine ou plutôt... Le Tibet (Sichuan)
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Prendre conscience de ce que l’on a et en profiter pleinement...  
Le Tibet, enfin ! Cette partie du monde, (comme les Andes), nous inspire depuis longtemps. Est-ce la hauteur des montagnes et des plateaux ? L’air frais et pur ? La rudesse de la vie et la simplicité profonde ? Le retour à l’essentiel ? Certainement un mélange de tout cela. Contrairement aux Andes, nous ne connaissons pas le Tibet. Quoi qu’il s’y passe, nous nous réjouissons vraiment de cette partie et de ces découvertes que nous allons y faire. Shangri-la (Zhongdiàn), à 3’200 m d’altitude, marque le début du monde tibétain. Ce village est notre dernière étape avant le périple ardu qui nous attend pour rejoindre Chéngdu à travers les montagnes et les hautes altitudes. Le village sent le tourisme. La place du parc Guîshân est occupée par des villageois proposant des photos avec leur yak ou leur mastiff tibétain. On tombe d’ailleurs amoureux de ce chien. Il nous impressionne, nous interpelle. Il est magnifique et en impose. Il servait souvent à garder les portes des temples et des monastères. Nous découvrons le temple et son moulin à prières géant. Un très grand et magnifique monastère se situe à quelques kilomètres du village. Nous rencontrons de nombreux moines, pouvons assister à certaines de leurs prières et cérémonies. Moments vrais. Pour la petite histoire, de nombreux villages autour de l’Himalaya se sont donnés le nom de Shangri-la, en quête d’attirer le tourisme. Sauf que les autorités chinoises ne plaisantent pas. Des experts ont établi “avec certitude” que la légendaire Shangri-la (du livre “Horizons perdus” écrit pas Hilton) se trouvait en réalité ici. Dans le livre, ce lieu utopique dirigé par un saint homme de 163 ans, se situe dans la superbe vallée de la Lune bleue que domine la silhouette pyramidale du mont Karakul. En cheminant “vers le sud-ouest depuis Pékin des mois durant, à quelques centaines de kilomètres après une ville marchande du bout du monde... où des coolies chinois du Yùnnàn déchargent leurs cargaisons de thé destinées aux Tibétains”, on parvient à Shangri-la. Bref, d’autres indices donnés dans le livre peuvent encore apporter des preuves, ou pas. Quoi qu’il en soit, en rejoignant ce village, nous avons senti une nette différence avec la culture que nous avons découverte jusqu’à présent. Les maisons, massues, cossues, blanches, que nous trouvons très belles, marquent déjà le changement. Ensuite les drapeaux de prières en abondance colorent les temples, monastères, maisons, ponts, bords de routes, sommets des cols, ... L’habillement des gens et la langue diffèrent également. Nous logeons chez l’habitant, dans une maison traditionnelle tibétaine. Dans la chambre, il fait très froid, bien plus qu’à l’extérieur. Nous sortons les doudounes. A partir d’ici, nous changeons de chauffeur et héritons d’une... chauffeuse ! Et ce changement est intéressant pour nous car elle parle anglais. Nous pouvons alors échanger avec elle, et elle peut également jouer la traductrice, ce qui n’est pas rien pour les échanges avec les personnes que nous rencontrons. On s’enfonce dans les terres tibétaines en prenant de la hauteur De Shangri-la, nous rejoignons Xiàng Chéng après plus de 7h de route. Nous nous extasions devant la beauté des paysages. Nous parcourons des cols qui nous rappellent ceux des Andes. C’est beau, c’est incroyable ! Nous continuons le lendemain vers une seconde Shangri-la. La route est encore une fois magique. Nous passons un col à plus de 4’700 mètres d’altitude. Nous sommes dans les nuages, au premier degré. Arrivés au sommet, les enfants courent pour débuter une bataille de boules de neige. Nous sommes passés des chaleurs de la Thaïlande de plus de 45 degrés à la fraicheur des hauts sommets tibétains en peu de temps. Nous ne ressentons aucune difficulté d’acclimatation. Nous retrouvons cette sensation de bien-être, de légèreté, de liberté, d’air frais dans les poumons et dans la tête. C’est ça le bonheur ? Nous goûtons au thé de beurre de yak. Bien que ça ne soit pas mauvais en soit, nous n’allons pas en prendre tous les matins. Les personnes que nous rencontrons sont très souriantes et curieuses. Les cheveux clairs les interpellent. Nous sentons que très peu de touristes non chinois viennent ici. Nous sommes les bêtes curieuses que tout le monde observe. Les enfants attirent particulièrement l’attention et permettent un contact encore plus rapide. Nous partons demain pour découvrir le parc naturel Yading. Encore une fois, nous devons passer à la caisse. Et le montant est très élevé (40 CHF par adulte que pour l’entrée !). En une journée, nous allons griller notre budget de 4 jours. On ne prend pas le temps de trop réfléchir, nous sommes là, on regretterait plus tard de ne pas y aller. Nous nous sommes rendus dans un petit commerce afin d’y acheter de quoi manger. Nous avons déambulé un bon moment dans les étals bien que l’endroit ne soit pas très grand. Que choisir entre : des pattes de poules sous vide, des morceaux de yaks au piment sous vide aussi, des gâteaux roulés à la fraise goût chewing-gum, des dizaines de boites de nouilles déshydratées au poulet recomposé... Nous trouvons des fruits frais, un peu de brioche à la mode chinoise et des noix de cajou. Randonnée dans le parc de Yading : 13 km pour atteindre les 4’800 m d’altitude Nous partons dans ce parc naturel en prenant d’abord un bus qui nous amène une trentaine de kilomètres plus loin que la ville de Shangri-la (encore une). Nous montons, et dépassons les nuages une seconde fois. Arrivés à destination, nous devons parcourir environs 500 m afin de prendre un véhicule qui nous amène à 5-6 km plus loin encore, à l’entrée de la réserve naturelle. C’est depuis là que nous débutons la marche. Bien que nous ayons tenté de nous documenter sur cette région, nous n’avons rien trouvé. Aucun moyen de savoir ce qui nous attend et le nombre de kilomètres à marcher. Nous savons juste qu’il est possible de louer les services de chevaux. Comme c’est un rêve pour Amalia, nous avons donc décidé d’en louer un et de faire grimper les 2 enfants dessus. Arrivés au départ des chevaux, les Tibétains nous font des signes pour nous dire que ça ne va pas. On ne comprend pas. Finalement, une touriste chinoise nous traduit qu’il faut attendre 2h pour avoir des chevaux car ils sont déjà tous partis vers le sommet. Nous observons le nombre de Chinois qui attendent sur les chevaux et ne tardons pas à prendre la décision de partir à pied. Amalia est déçue mais accepte facilement la décision. Nous débutons la marche sans savoir où elle va nous mener. Les Tibétains que nous rencontrons nous indiquent le départ du chemin. La suite est facile à suivre. La première partie est plate puis légère montée sur plus de 3 km. Nous savons alors que la suite va grimper sec car nous atteindrons les 4’800 m d’altitude. En effet, le chemin se transforme en rochers à escalader. Notre rythme est soutenu. Amalia en tête galope comme une chevrette. Esteban comme toujours ramasse des bâtons en bois rencontrés sur le chemin et avance dans son monde de pirates et de chevaliers sans se rendre compte des kilomètres qu’il avale. Parfois, il décide que c’est le moment de faire une pause et s’assied un instant. Nous dépassons les adultes qui parcourent le même tracé. Le paysage est impressionnant. Des sommets enneigés, des cascades, des drapeaux de prières parsèment le chemin. Puis, nous croisons les chevaux et leurs maitres qui redescendent chercher les touristes chinois. Ils ne nous dépasseront jamais, nous arriverons en-haut avant. Amalia et Esteban atteignent sans peine le sommet. L’altitude n’affecte aucun de nous. La nature est vraiment brute, belle. Seuls des tas d’ordures laissés par les touristes à certains endroits nous agacent.   Insertion en plein Tibet Nous passons les jours suivants en traversant de petits villages tibétains. Nous dormons dans des endroits très reculés, chez l’habitant. Nous apprécions particulièrement ces jours car nous nous rendons vraiment compte de leur mode de vie, de la rudesse des conditions et le partage est riche. Amalia et Esteban passent du temps avec des petits enfants de nos hôtes. Ils s’amusent de leurs pantalons troués aux fesses versus nos Pampers. Nous découvrons également divers monastères et échangeons avec certains moines. Nous avons la chance de visiter une salle de classe qui jouxte un temple. A chaque fois, les moines se prennent en photo avec les enfants. Dans certains monastères, nous avons la joie de voir des photos du visage souriant de l’actuel Dalaï Lama. Un vrai rayon de soleil, y’a pas à dire. Nous rencontrons un groupe de Chinois de Lhassa qui effectuent un voyage qui les a amenés jusqu’à Pékin. Nous comprenons alors que Lhassa, pourtant capitale du Tibet, n’est plus ce qu’elle était. Je souhaitais vraiment découvrir ce Tibet-là, ce Tibet dont tout le monde parle. Mais les diverses discussions que nous avons eues avec les locaux se dirigent toutes vers la même constatation. Lhassa est en main chinoise et cette région est très contrôlée. Afin de découvrir la vraie vie tibétaine, il est alors nécessaire de s’en éloigner, ce qui est interdit pour les touristes étrangers, ou alors de visiter le Tibet oriental que nous découvrons actuellement. Cela ne m’enlève cependant pas mon envie de découvrir par moi-même un jour Lhassa mais il faut peut-être que je règle d’abord le problème que j’ai avec cette Chine communiste... Ou alors peut-être qu’un jour le Tibet sera enfin libre ?? Nous peinons malheureusement à y croire et comprenons cette révolte qu’ont certains Tibétains. Avant de retourner à Chéngdu, nous visitons un centre de protection des pandas. Notre dernière visite touristique. Peut-être celle de trop. Le concept est positif pour les pandas, c’est au moins ça. Alors ? Bilan de la Chine ? Nous sommes contents d’avoir pu découvrir cette partie de la Chine et du Tibet. Nous y avons découvert des merveilles. Nous avons clairement plus ressenti de choses dans la partie tibétaine mais certaines régions natures du Yunnan nous ont également fait vibrer. Esteban est ravi, il a vu ce qu’il souhaitait voir. Il peut se faire une idée à présent de ce qu’est réellement cette partie du monde. Nous quittons l’Asie avec un sentiment double. D’abord nous ressentons une tristesse car nous savons qu’une étape se termine. De mon côté, c’est un peu le voyage qui touche à sa fin car retrouver l’Europe est plus ressemblant de ce que nous vivons à la maison. Mais c’est certainement à nous de faire l’effort de rendre la suite “exotique” de manière différente. Les enfants se réjouissent et parlent depuis quelques temps de la nourriture dont ils rêvent. Et ils sentent aussi que l’on se rapproche clairement de la Suisse. C’est également la dernière fois que nous remontons les vélos. Nous n’aurons plus à les démonter et ça, c’est un grand soulagement, surtout pour Olivier. Nous tenons à remercier de tout coeur Joseph pour son aide lors de notre arrivée au Vietnam. Il a permis à ce que le voyage en Asie débute sur de bonnes bases et nous lui en sommes reconnaissants. Welcome back to Europe ! Nous sommes arrivés à Londres et avons été acceuillis par la maman de Paul avec un repas de roi. Cela faisait longtemps que nous n’avions pas eu autant de variété et de quantité de nourriture saine sur la table. Chaque repas est un festin. Les enfants sont heureux de retrouver des jouets et des déjeuners sans soupe de nouilles. L’attention portée par Mariola est telle qu’Amalia a dit qu’elle a l’impression d’avoir une nouvelle grand-maman. Nous rencontrons également Anne, la soeur de Paul, ainsi que son mari et ses enfants. Nous passons du temps ensemble. Amalia et Esteban sont contents de pouvoir jouer avec Mark et Georges. @Paul : un énorme merci pour cette rencontre avec ta famille. Le coeur sur la main, nous avons vécu une semaine incroyable. Merci pour toute l’aide que tu nous as apportée. @ Mariola : a great thank you for your warmly welcome. You was so sweet with us and we are grateful to you for it. It was a great pleasure to know you and to begin our part in Europe at your home. Thank you for your precious help and your human warmth.
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